lundi 25 mai 2026

Enquête sur les forets d'Ile-de-France

30% des forêts d'Ile-de-France sont gérées par l'Office National des Forêts soit 74 600 hectares de forêts domaniales et 20 000 hectares de forêts communales. Les 70% de forêts restantes appartiennent à des propriétaires privés et sont souvent impénétrables.

En ce qui concerne les forêts publiques, l'ONF ne communique plus sur les quantités coupées, si bien que le promeneur se demande si la gestion est vraiment sous controle, et surtout, si elle est conforme à la gestion durable de la forêt. Une gestion durable impose au minimum que la récolte n'excéde pas la repousse. En terme forestier, on parle d'accroissement biologique exprimé en m3/an dont on a bien entendu retiré la mortalité des arbres. Or cette mortalité a considérablement augmenté ces dernières années, sous l'effet du réchauffement climatique. De plus, la forêt est un capteur essentiel de carbone. On dit qu'elle est un puits de carbone. Il y a 20 ans, elle captait 15% de nos émissions de gaz à effet de serre. Aujourd'hui, du fait de la maladie des arbres mais aussi de l'exploitation forestière, le puits de carbone est réduit à 7%. La logique voudrait que l'exploitation forestière ralentisse afin de laisser la forêt se ressaisir naturellement. Or c'est l'inverse qui est proné par les politiques publiques qui demandent de "renouveler la forêt": ce sont les Plans de relance (le milliard d'arbres), puis le Plan d'adaptation au changement climatique. Conséquence: les forêts sont renouvelées à coup de coupes rases et de replantation. Ce constat est fait en régions. Et en Ile-de-France ?

La forêt de Montmorency est l'exemple malheureux des coupes rases en Ile-de-France.  Mais aussi la forêt de la Malmaison, ou encore celle de la Grange. Ce sont des forêts de chataigniers, atteintes de la maladie de l'encre. Le pathogène s'insinue par les racines et se propage à tous les chataigniers. L'ONF décide de raser la parcelle et de replanter des espèces jugées plus résistantes: des chênes sessiles, des cormiers, des résineux.

Certains massifs bénéficient de Comités de Forêt ou de journées de concertation. Ces événements ponctuels ne sont pas ouverts au public mais seulement accessibles sur invitation. Le collectif de Sauvegarde des forêts d'Ile-de-France a rassemblé un certain nombre de ces documents. L'ASEM a pu reconstituer l'essentiel de la gestion forestière de l'ONF en Ile-de-France. Les résultats montrent que dans la partie Ouest de l'Ile-de-France, la gestion forestière est à la limite d'une gestion durable. Les récoltes sont à peu de chose prés égales à la repousse. Toutes les forêts domaniales de la partie ouest de l'Ile-de-France (il y en a 26) sont logées à la même enseigne: l'ONF coupe 100% de la repousse.

A 2 exceptions près:

1) la Forêt de Montmorency. Grande de 2000 ha, elle est composée essentiellement de chataigniers - 1200 ha - dont la moitié sera rasée - 600 ha. Depuis 2018, des énormes coupes rases sont pratiquées, et elle continueront jusqu'en 2027 ou 2028. Dans cette forêt, la récolte annuelle est égale à 300% de la repousse. La forêt (plus petite) de la Malmaison est dans le même cas.

2) la forêt de Rambouillet. La 2ème plus grande d'Ile-de-France avec ses 14000 ha (la plus grande est Fontainebleau 20 000 ha). La gestion forestière est très en-deça de la repousse. 

Partie Ouest de l'Ile-de-France:


Ce tableau reconstitue les moyennes sur les 10 dernières années de la gestion forestière dans les forêts domaniales d'Ile-de-France Ouest. Le total des ventes (parfois appelées aussi récoltes par l'ONF) excède de peu le total de Production (ou repousse ou Accroissement déduit de la mortalité). Dans une gestion durable, le total des récoltes ne devrait pas dépasser le total de Production. De plus, pour reconstituer le Puits de Carbone qui s'est effondré, le total des récoltes ne devrait pas dépasser la moitié de la Production.

L'ONF agit pour le compte de l'Etat. Le bois est un matériau renouvelable et une ressource naturelle stratégique. L'Etat demande à l'ONF de puiser dans la ressource pour s'autofinancer et faire fonctionner la filière bois. Conséquence: nos forêts domaniales souffrent.

Nous verrons dans un second temps que la situation dans la partie Est de l'Ile-de-France est différente. La forêt de Fontainebleau est une forêt d'exception. Elle est vaste et relativement peu exploitée. Le bilan de la partie Est est beaucoup moins défavorable.

mardi 5 mai 2026

L'Ecureuil Roux en forêt de la Minière

La rencontre avec un écureuil roux est un instant d'autant plus magique qu'elle est suffisamment rare. Le Tamia - appelé aussi écureuil de Corée -  est beaucoup plus présent, assez peu farouche et s'adapte mieux aux différents milieux. Le bois mort constitue une source de nourriture pour l'écureuil roux qui consomme des champignons pour survivre en hiver. Les gestionnaires de forêt le savent et laissent parfois quelques arbres morts au sol afin d'enrichir la biodiversité. 

Photo Noa Gobessi forêt de la Minière - 18 mars 2026


mercredi 29 avril 2026

vendredi 24 avril 2026

Le héron de l'étang du val d'Or

 

Crédit Photo Philippe Delangle

Photo prise le 26 novembre 2025 à l'Étang du Val d’Or. 
Le Héron s’enfuit après une bagarre de territoire (tache de sang près de l’oeil).

jeudi 23 avril 2026

La couleuvre de l'étang du Moulin Renard

 

Crédit Photo Phillippe Delangle

Photo d'une qualité exceptionnelle d'une couleuvre de plus d'un mètre nageant tranquillement dans l'étang du Moulin Renard mais gardant le photographe à l'oeil. Cette photo rare a été prise le 8 avril 2026.

mercredi 8 avril 2026

Plantes sauvages et plantes comestibles aux étangs de la Minière

Un monde de saveur à nos pieds !

Le panais sauvage, l'épiaire, la berce commune, la wasabi des bois, le cerfeuil des bois, l'impopulaire Renouée du Japon, le gaillet-gratteron, la prêle, le pissenlit bien sûr et même l'ortie! toutes ces plantes sont comestibles, elles poussent sur les chemins des berges et peuvent se cuisiner moyennant évidemment quelques précautions et un peu de patience.  Valérie de l'atelier Mille-Plantes en connait un rayon sur les plantes sauvages que l'on trouve près de chez nous. 

Valérie en tête de peloton avec son panier sous le bras

La balade a eu lieu samedi 4 avril sous le soleil d'avril avec quelques degrés au-dessus de la température normale comme on dit désormais. Une prochaine balade est programmée en juillet avec de nouvelles découvertes !