150 personnes présentes (chiffre toujours difficile à estimer mais plus proche de la réalité que les 200 ou 300 annoncés par ailleurs), une météo splendide, et une manifestation bien ficelée avec de multiples interventions au micro pour défendre les forêts. Bravo aux organisateurs - la FAFIDF - un collectif de défenseurs de la forêt en colère contre l'exploitation forestière.
Le mot d'ordre: réagir contre les coupes d'arbres jugées excessives et traumatisantes dans nos forêts domaniales. Mais comment quantifier le niveau des coupes, comment vérifier que ce niveau dépasse le seuil raisonnable et qui ne nuit pas à la santé de la forêt ? tout le débat est là. L'ONF est chargée de la gestion forestière des forêts domaniales (24% des forêts en IdF). Les volumes vendus en IDF Ouest sont donnés annuellement par l'ONF: "En 2024, nous avons vendu 113 817 m³ de bois, extraits des forêts domaniales (93 650m3) et des collectivités (20 167m3)". En globalité, l'IGN (à présent nommé IFN, Inventaire Forestier National) précise dans son dernier rapport que les prélèvements (coupes) en forêts domaniales atteignent 100% de la production biologique (compte tenu de la mortalité) dans toute la région parisienne hors 77. Beaucoup trop, s'indignent les associations (dont l'ASEM) qui constatent une augmentation des coupes ces dernières années et qui demandent plus de protections de nos forêts (et de nos arbres!) dans un contexte de réchauffement climatique, au moment justement ou l'on a besoin de protéger ce puits de carbone.
Mais la gestion des forêts franciliennes s'appuie sur le Programme régional de la Forêt et du Bois d'IdF qui vise à développer la filière bois et qui n'entend pas freiner l'exploitation forestière.
Décidemment, la lutte s'annonce compliquée pour les supporters des forêts.
Voir le passage au journal FR3 régional en replay: