samedi 14 octobre 2017

Sortie Mycologique 14 Octobre à la Minière

Belle sortie Mycologique (champignons) ce matin autour des étangs de la Minière.

Grace à Jérôme Maffert, mycologue des Naturalistes des Yvelines (ANY), le groupe de 25 personnes (nombre limite pour la visite) est devenu incollable sur les comestibles, les toxiques et les champignons mortels !

Le mycologue Jérôme Maffert

la mortelle Amanite Phalloide

A noter la présence de TVFIL78 qui et le reportage sur cette matinée.

le journaliste Nicolas Dendri de TVFIL78


jeudi 12 octobre 2017

L"ASEM obtient l'Agrément de la Préfecture des Yvelines et vous donne RDV le 9 Novembre

Notre Association a reçu 2 belles distinctions en 2017:

  1. reconnue Organisme d'Intérêt Général en août. Les adhérents de l'association peuvent désormais obtenir une réduction fiscale de 66% du montant de leurs dons et cotisations.
  2. reçoit l'Agrément de la Préfecture des Yvelines en début octobre. L'Agrément dans le cadre Départemental au titre de la Protection de l'Environnement permettra à notre Association de peser dans le Débat Public et d'être consultée sur des sujets d'urbanisme ou autres sujets pouvant avoir un impact sur l'environnement.

L'ASEM est très fière de ces distinctions, remercie ses adhérents et tous ses bénévoles pour ces beaux résultats et amplifiera ses actions pour la Protection de la Nature, de l'environnement et des Étangs de la Minière.

===> ASSEMBLEE GENERALE Extraordinaire Jeudi 9 Novembre 2017 à 19h30 sur la modification des Statuts de l'Association.

dimanche 1 octobre 2017

La Ville de Guyancourt dopée par le Grand Paris !

Guyancourt, ville de 30 000 habitants située entre la vallée de la Bièvre et le Plateau de Saclay, redonne un coup d’accélérateur à son urbanisation. A la naissance des AVB en 1967, Guyancourt était un village rural de 1 400 âmes composé essentiellement de fermiers. Ces derniers disparaissent avec l'urbanisation de la ville nouvelle de Saint-Quentin-en-Yvelines, et avec eux, les terres agricoles : entre 1982 et 2008 (Terres Précieuses, Martine Debiesse, 2015), 68% des terres agricoles de la commune ont disparu !

Aujourd’hui, la ZPNAF – Zone de Protection Naturelle Agricole et Forestière - protège les dernières terres agricoles. Mais le Grand Paris et son Super Métro qui s’arrêterait à Guyancourt-Gare avant de relier Satory-Gare en passant sous les étangs les Étangs de la Minière inspire nos urbanistes :
·        dans le quartier de Villaroy, un imposant hôtel IBIS (plus de 100 chambres) en face du Technocentre Renault vient de voir le jour 
·        dans le quartier de la Minière un campus des services de l’automobile est en chantiers en remplacement de l'ex-IFCA (formation aux métiers de l’agriculture), sur près de 5 hectares
·        au Pont du Routoir, les projets de construction qui seront achevés en 2018 compteront 500 nouveaux logements, une résidence de tourisme, un groupe scolaire et une clinique.
·        enfin, les travaux pour accueillir la future gare de Guyancourt viennent de débuter sur l’ancien site industriel de THALES non loin du Technocentre : 1 300 logements, la gare, 200 000 m² de commerces et d’activités, tout cela programmé pour l’arrivée de la Ligne 18 en 2030 !

2030 est un peu lointain ? le CIO – Comité International Olympique - vient d’annoncer que les Jeux Olympiques de 2024 auront lieu à Paris. Et une partie d’entre eux (cyclisme sur Piste, BMX, Golf, Equitation et VTT) sur SQY et Versailles. La Ville de Guyancourt se bat pour accélérer l’arrivée du Métro (ligne 18) pour 2024. Hypothèse improbable compte-tenu du manque de budget d’après une réunion ministérielle qui a eu lieu le 2 août dernier. Affaire à suivre. 
Mais à Guyancourt l’urbanisation continue, à l’image de la région parisienne qui devient une mégalopole dont l’extension parait sans fin.

dimanche 24 septembre 2017

Forum des Associations et Nettoyage autour des étangs de la Minière

Le mois de septembre est traditionnellement une période de rentrée pour tout le monde! les événements s'accumulent et l'ASEM en a sa part. Présente comme tous les ans à "Associations en Fête", la nouvelle dénomination du Forum des Associations de Guyancourt le 9 septembre, elle a ensuite organisé le NETTOYAGE D'AUTOMNE le 23 septembre.
L'occasion de vérifier que les défenseurs de la Nature veulent plus que jamais s'engager pour leur cause.
Exposition éphémère ASEM 2017 au Forum des assoces le 9 septembre

Nous étions une quarantaine de bénévoles nettoyeurs le 23 septembre. Sans doute plus de 100 kg de déchets ont été ramassés notamment sous la RD91 parcelle 54 difficile d'accés car en pente. Des horreurs ont pu être prélevées de la forêt et définitivement éliminées. Merci à tous les bénévoles!

Résultat du Nettoyage le 23 septembre



lundi 18 septembre 2017

Les Arbres

Que vous soyez océanographe, ou musicien, clown, médecin, archevêque ou proxénète,  tôt ou tard vous vous demanderez si votre métier est vraiment utile: ne suis-je pas en train de perdre mon temps, ou, pire encore, de faire du tort à ceux que j'aime ? On peut dire de presque toutes les activités humaines qu'elles engendrent un doute quant à leur utilité réelle. Il n'y a qu'une seule exception, une seule activité qui soit au dessus de tout soupçon: planter des arbres.

Francis Hallé "Du Bon Usage des Arbres" - Un Plaidoyer à l'attention des Elus et des Enarques

samedi 26 août 2017

Etangs de la Minière - Vous avez dit Pollution ?

L’Etang de la Minière était une belle baignade dans les années 70.


Puis cette baignade a fermé suite à des problèmes sanitaires en 1977 mais une base nautique a continué de fonctionner au Moulin Renard, proposant des initiations à la planche à voile puis au mini-dériveur pour les enfants avant de fermer à son tour dans les années 2000. Aujourd’hui seule la pêche est encore autorisée dans les étangs du Moulin Renard et du Val d’Or. Elle est interdite à l’étang de la Geneste.
Les étangs de la Minière sont des bassins de retenue des eaux pluviales et ont été créés dans les années 1960 principalement en cas de crue ou d’inondation pour réguler le débit de la Bièvre (le roi Louis XIV s'en était servi en son temps pour alimenter en eau le Château de Versailles).
Or l’urbanisation importante du territoire (Saint-Quentin-en-Yvelines et Versailles) et le fait que les règlements d’urbanisme n’imposent pas que les branchements domestiques soient raccordés au réseau d’eau pluviale expliquent que des polluants tels que des hydrocarbures et des métaux lourds (plomb, arsenic…) se trouvent de plus en plus présents dans les bassins de retenue, et au final dans les étangs de la Minière et dans la Bièvre.
Des arrêtés préfectoraux ont tenté de faire réagir et d’inciter les communes à prendre des mesures pour revenir à des taux convenables et à une qualité des eaux acceptable. Malheureusement les 5 derniers rapports annuels – 2012/2013/2014/2015 et 2016 – des Mesures et Analyses des Eaux de la Minière montrent l’échec de cette tentative : l’arrêté préfectoral visait une Qualité « Bonne », le résultat montre une qualité seulement « Moyenne ».  En d’autres termes,  les eaux de la Minière sont trop polluées !
Le SAGE de la Bièvre (Schéma d’Aménagement et de Gestion des Eaux de la Bièvre) passé en Enquête Publique en 2016 et en application depuis cette année, prévoit un Plan d’amélioration de la Qualité des Eaux sur 6 ans. Le montant estimé est colossal : 113 M€ dont 78% seront supportés par les collectivités, 16% par les particuliers et 6% par les gestionnaires des infrastructures de transport. Il faut contrôler tous les branchements domestiques (20,000 branchements) et réaliser les travaux nécessaires pour remédier aux branchements défectueux.
6 années ne seront pas de trop !

lundi 24 juillet 2017

Réflexion sur notre forêt

Suite au Comité de la Forêt de Versailles du 26 Juin 2017, l'ASEM a envoyé ce message à l'ONF:

"En dépit d'un effort louable de communication, il apparaît que le rôle de l'ONF reste terriblement ambigu et manque de transparence vis-à-vis du public. En effet, sous couvert "d'aménagement et de préparation de la forêt de demain", l'ONF exploite surabondamment la forêt pour en dégager une partie de son propre financement. Depuis la tempête de 1999, l'ONF a coupé une quantité gigantesque d'essences nobles (en particulier des chênes) et des arbres exceptionnels par leurs statures et leurs âges. Les bois sont restés stockés suffisamment longtemps à la vue de chacun au bord des chemins pour mettre en exergue l'importance des volumes extraits laissant place à des parcelles souvent laissées rases, image d'une nature humiliée. Ces coupes ont été faites sans se soucier de l'impact sur le public, en particulier sur les riverains et les promeneurs ni même de l'impact sur la biodiversité et la faune. En dépit de nombreuses réactions hostiles dont certaines rapportées par la presse, l'ONF semble inexorablement continuer.

Les forêts constituent un espace absolument nécessaire à l'équilibre de la vie des hommes en particulier en zones urbaines, il est indéniable qu'on doive leur attribuer aujourd'hui un rôle "social". Ces forêts sont un constituant majeur de l'héritage qui nous est transmis par nos parents et nos pairs. Si nous pouvons profiter de la beauté des forêts multi centenaires, c'est bien parce que nos ancêtres ont su les préserver. L'exploitation actuelle réalisée par l'ONF laisse perplexe sur ce que nous allons transmettre aux générations qui vont nous suivre. Les arbres dépassant quelques dizaines d'années auront vraisemblablement disparus par notre cupidité leur léguant des forêts sans "âme" ni histoire.

Dans de nombreux pays où la ressource forestière est respectée et où l'avis du public est réellement considéré, l'espace forestier est divisé grossièrement en deux:
 -       un domaine dans lequel l'exploitation est réduite à l'entretien effectif et à la sécurité, ces domaines sont la plupart du temps dans les zone périurbaines et dédiés aux loisirs, à la promenade, flore et faune sont protégées, ce sont des forêts d'agrément,
-       un autre domaine dans lequel l'exploitation est réalisée sous forme industrielle et durable, ce sont des forêts éloignées des grands centres urbains dont l'exploitation est moins traumatisante pour le public et elles sont reconnues et admises sans contestation comme forêts d'exploitations.
Seule une telle ségrégation de l'espace forestier permettrait d'éviter les confusions et les conflits, elle pourrait être mise en place sur le territoire français très facilement. Le ratio entre la forêt d'agrément et la forêt d'exploitation peut être débattu au niveau national, mais il convient de définir ce statut de "forêt protégée" sur les forêts proches des grands centres urbains en particulier en région d'Ile de France. Il y a urgence.

Force est de constater que couper des chênes de trois cents ou quatre cents ans en forêt de Versailles (ou dans les forêts d'IdF) est un non-sens irréversible et irrespectueux."